Votre commerciale a un abonnement Lemlist depuis trois ans. Vous, en tant que recruteur du même cabinet, vous prospectez des candidats et des clients à la main sur LinkedIn… parce que Lemlist a été pensé pour vendre, pas pour recruter. Alors vous exportez vos listes de candidats vers un tableur, vous les réimportez dans un outil de prospection, puis vous réimportez les réponses dans votre ATS à la main. Trois outils, trois bases, un seul vivier qui finit par ne plus être à jour nulle part.
Cet article compare Lemlist, Waalaxy, Apollo et La Growth Machine sur ce qu'ils font vraiment bien, et sur ce qui leur manque pour un cabinet de recrutement : à savoir la connexion native à un vivier de candidats et à un CRM dédié au recrutement.
Ce qu'il faut retenir
- Lemlist excelle sur la délivrabilité email et la personnalisation, Waalaxy sur la simplicité LinkedIn en solo, Apollo sur le volume de sa base B2B, La Growth Machine sur l'orchestration comportementale multicanal.
- Aucun des quatre n'a été conçu pour le recrutement : ils prospectent en silo, sans lien natif avec un vivier de candidats ou un ATS.
- Passer d'un outil à l'autre, ou d'un outil de vente à votre ATS, signifie exporter puis réimporter des listes à la main.
- L'outreach intégré à Marvin Desk part directement d'une fiche candidat ou client déjà présente dans votre CRM : pas d'export, pas de réimport.
- Le bon choix dépend de votre usage : prospection commerciale généraliste (Lemlist, Apollo, La Growth Machine) ou prospection de recrutement connectée à votre vivier (Marvin Desk).
Qu'est-ce qu'un outil d'outreach en recrutement ?
Un outil d'outreach est un logiciel qui automatise l'envoi de messages de prospection (LinkedIn, email, parfois appel) selon une séquence programmée à l'avance, avec des relances conditionnelles selon la réponse obtenue.
En recrutement, l'outreach sert deux publics à la fois : des candidats à réactiver et des décideurs clients à développer, ce qui suppose que l'outil parle à un vivier de candidats, pas seulement à une liste de prospects commerciaux.
C'est justement le point que notre méthode complète de prospection LinkedIn multicanal détaille en profondeur : comment structurer une séquence sans se faire limiter par LinkedIn.
Ici, l'angle est différent : comparer les outils du marché entre eux, puis avec un outreach pensé nativement pour le recrutement.
Lemlist : ce qu'il fait bien (et pourquoi ça ne suffit pas pour un cabinet de recrutement ou une ESN)
Lemlist est d'abord un outil de cold email. Sa force est la délivrabilité : Lemwarm préchauffe automatiquement la boîte mail pour préserver la réputation d'envoi, et la personnalisation va jusqu'à l'insertion d'images et de vidéos individualisées par prospect. LinkedIn et l'appel existent en canaux natifs secondaires, mais l'outil reste construit autour de l'email.
Ce que Lemlist fait mieux que nous (Marvin) : la délivrabilité email et la sophistication de la personnalisation par variables, image et vidéo restent plus poussées que ce que propose l'outreach intégré à Marvin Desk, qui priorise la simplicité multicanal plutôt que l'artillerie email pure. Pour un cabinet dont l'essentiel de la prospection passe par l'email froid, Lemlist reste un bon outil d'exécution.
Sa limite pour un cabinet de recrutement : Lemlist ne connaît pas votre vivier de candidats. Une liste de prospects s'y importe, s'y travaille, puis doit être réexportée vers l'ATS pour que la donnée existe ailleurs que dans Lemlist.
Waalaxy : ce qu'il fait bien (et pourquoi ça ne suffit pas pour un cabinet de recrutement ou une ESN)
Waalaxy est une extension Chrome payante centrée LinkedIn, pensée pour un usage solo : invitations automatisées, messages de suivi, et un email finder en complément pour retrouver l'adresse d'un prospect. C'est l'outil le plus simple à prendre en main des quatre, sans compétence technique particulière.
Ce que Waalaxy fait mieux que nous : la prise en main est immédiate et le coût d'entrée en apprentissage est faible, ce qui en fait un bon choix pour un recruteur indépendant qui veut tester la prospection LinkedIn sans configurer un CRM entier.
Sa limite pour un cabinet : peu d'intégrations au-delà de LinkedIn et de l'email, des volumes d'envoi qui dépendent du forfait choisi, et surtout aucune notion de vivier de candidats. Waalaxy prospecte des contacts, pas des candidats qualifiés déjà en base.
Apollo : ce qu'il fait bien (et pourquoi ça ne suffit pas pour un cabinet de recrutement ou une ESN)
Apollo.io est une base de contacts B2B généraliste, avec environ 275 millions de profils revendiqués par Apollo elle-même, filtrable par secteur, taille d'entreprise, poste ou technologie utilisée. Les séquences combinent email, LinkedIn (recherche manuelle des profils) et un dialer téléphonique basique, avec des intégrations CRM commerciales natives vers Salesforce et HubSpot.
Ce qu'Apollo fait mieux que nous : le volume et la granularité de sa base de contacts B2B généraliste, ainsi que ses intégrations avec les CRM commerciaux du marché, dépassent largement ce que propose un CRM de recrutement comme Desk, qui n'a pas vocation à remplacer une base de prospection commerciale pure.
Sa limite pour un cabinet de recrutement : Apollo a été conçu pour la vente B2B généraliste. La recherche de profils candidats y reste manuelle, sans logique de vivier ni de suivi de candidature, et l'outil ne fait aucune différence entre un contact commercial et un candidat à réactiver.
La Growth Machine : ce qu'il fait bien (et pourquoi ça ne suffit pas pour un cabinet de recrutement ou une ESN)
La Growth Machine orchestre 4 canaux dans une même séquence : LinkedIn, email, appel et X (Twitter), avec une logique comportementale plus poussée que ses concurrents (détection d'une réponse d'absence du bureau, bascule automatique vers un autre canal). L'outil vise des équipes commerciales structurées qui veulent industrialiser une prospection multicanal sophistiquée.
Ce que La Growth Machine fait mieux que nous : la richesse de l'orchestration comportementale et le nombre de canaux couverts (jusqu'à X/Twitter) vont au-delà de ce dont un cabinet de recrutement a besoin au quotidien, et peuvent séduire un cabinet qui prospecte aussi massivement à froid sur des cibles commerciales pures.
Sa limite pour un cabinet : la personnalisation avancée des séquences reste réservée aux offres les plus complètes, et là encore, aucune connexion native à un vivier de candidats ou à un ATS de recrutement.
Le comparatif en un tableau
| Outil | Canaux | Point fort | Limite pour un cabinet de recrutement |
|---|---|---|---|
| Lemlist | Email (dominant), LinkedIn et appel en secondaire | Délivrabilité email (Lemwarm) et personnalisation poussée (image, vidéo) | Aucune connexion native à un vivier de candidats |
| Waalaxy | LinkedIn, email en complément | Extension légère, prise en main rapide pour un usage solo | Peu d'intégrations, volumes dépendants du forfait, pas de CRM de recrutement |
| Apollo | Email, LinkedIn (recherche manuelle), appel | Base de contacts B2B massive et intégrations CRM commerciales | Conçu pour la vente généraliste, recherche candidats manuelle, pas de vivier |
| La Growth Machine | LinkedIn, email, appel, X (Twitter) | Orchestration comportementale poussée, bascule automatique de canal | Personnalisation avancée réservée aux offres complètes, pas de donnée recrutement |
Ce tableau résume l'essentiel : chacun de ces quatre outils fait bien ce pour quoi il a été conçu, en dehors du recrutement. Aucun ne relie nativement une séquence de prospection à un vivier de candidats ou à un pipeline de recrutement : la donnée reste à réimporter à la main.
L'outreach intégré à Marvin Desk : la même séquence, sans réimporter votre vivier
Chez Marvin, l'outreach n'est pas une application séparée : c'est un module de Desk, notre CRM candidats et clients. Une séquence démarre directement depuis une fiche déjà présente dans Desk, candidat ou client, sans export de liste ni ressaisie.
Le sourcing sémantique de Scout alimente alors le vivier en profils qualifiés, qui basculent ensuite vers une séquence de prospection sans changer d'outil.
Les séquences multicanal intégrées à Desk couvrent LinkedIn, email, WhatsApp et SMS, avec un éditeur en glisser-déposer (conditions, délais, branches selon la réponse) et des quotas d'envoi calibrés automatiquement sur le compte LinkedIn pour éviter les restrictions.
Un copilote IA assiste sans jamais remplacer la personnalisation du recruteur : il résume une fiche candidat, suggère un brouillon de message, mais c'est vous qui validez avant l'envoi.
La différence ne se joue pas sur la mécanique de séquence, comparable d'un outil à l'autre, mais sur la donnée : chaque réponse s'inscrit directement dans l'historique du candidat ou du client, visible par toute l'équipe, sans jamais quitter votre CRM de recrutement.
Alors, quel outil d'outreach choisir ?
Si votre prospection est purement commerciale, à froid, sur des cibles B2B généralistes sans lien avec un vivier de candidats, Lemlist, Apollo ou La Growth Machine restent de bons outils d'exécution, chacun avec sa spécialité (email, base de contacts, orchestration comportementale). Waalaxy convient à un recruteur indépendant qui veut tester la prospection LinkedIn sans configurer un CRM entier.
Si vous êtes un cabinet de recrutement qui gère à la fois un vivier de candidats à réactiver et un portefeuille client à développer, la question n'est plus seulement « quel outil envoie le plus de messages », mais « quel outil part de la même donnée que mon ATS ». C'est précisément ce que fait l'outreach intégré à Desk.
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FAQ
Lemlist, Waalaxy ou Apollo : lequel choisir pour un cabinet de recrutement ?
Cela dépend du canal prioritaire : Lemlist pour une prospection email dominante, Waalaxy pour un usage LinkedIn solo et simple, Apollo pour accéder à une large base de contacts B2B. Aucun des trois n'a été conçu spécifiquement pour le recrutement, donc aucun ne connecte nativement un vivier de candidats.
Existe-t-il une alternative à Lemlist pensée pour le recrutement ?
Oui : un outreach intégré directement à un ATS ou un CRM de recrutement, comme le module Outreach de Desk chez Marvin. La séquence part alors directement d'une fiche candidat ou client déjà en base, sans export ni réimport de liste entre deux outils.
Peut-on utiliser Waalaxy pour prospecter des candidats et pas seulement des clients ?
Techniquement oui, Waalaxy peut cibler n'importe quel profil LinkedIn. Mais l'outil ne fait pas de différence entre un candidat et un prospect commercial : aucune notion de vivier, de fiche candidat ou de suivi de candidature n'existe côté Waalaxy.
Quelle différence entre La Growth Machine et l'outreach intégré à Desk ?
La Growth Machine orchestre davantage de canaux (dont X/Twitter) avec une logique comportementale plus poussée, pensée pour des équipes commerciales structurées. L'outreach intégré à Desk couvre moins de canaux mais part directement du vivier de candidats et du CRM client, sans réimport de données.
Apollo.io est-il adapté à un cabinet de recrutement ?
Apollo est surtout pertinent pour la prospection commerciale B2B généraliste, grâce au volume de sa base de contacts. Pour le recrutement, la recherche de profils candidats y reste manuelle, sans logique de vivier ni de suivi de candidature.
Faut-il changer d'ATS pour bénéficier d'un outreach intégré ?
Pas nécessairement changer d'ATS en soi, mais choisir un ATS qui inclut nativement l'outreach évite justement d'avoir à synchroniser un outil de prospection séparé avec votre pipeline de recrutement. C'est le principe de Desk chez Marvin : une seule plateforme pour le vivier, le CRM et les séquences de prospection.
